
PASTEUR2030
Nouveau microscope électronique en transmission à la plate-forme de Bio-imagerie ultrastructurale

Dans le cadre du plan stratégique Pasteur 2030, l’Institut Pasteur s’engage à fournir à la communauté scientifique les outils technologiques les plus avancés afin de renforcer son leadership dans la recherche biomédicale et améliorer son environnement technologique diversifié. Pour répondre à cet engagement, l’institut a le plaisir de vous annoncer l’installation du nouveau microscope électronique en transmission JEOL JEM120i au sein de la plate-forme de Bio-imagerie ultrastructurale (UBI). Il s’agit de la première installation de ce modèle en Europe.
Cet investissement répond à un double objectif. D’une part, il s’agit d’accompagner l’évolution des besoins scientifiques des équipes de recherche, qui requièrent des instruments toujours plus performants, fiables et accessibles. A l’Institut Pasteur, la microscopie électronique occupe une place centrale dans de nombreux projets de recherche pasteuriens, en permettant l’observation à l’échelle nanométrique des agents pathogènes, des cellules infectées et des mécanismes moléculaires qui sous-tendent les processus biologiques.
D’autre part, il permet de renouveler une infrastructure qui a rendu de précieux services à la communauté scientifique pendant plus d’une décennie. Le JEOL 120i prendra ainsi le relais d’un microscope installé en 2012, en apportant les améliorations technologiques nécessaires pour répondre aux standards actuels de l’imagerie électronique, notamment en termes d’ergonomie, d’automatisation, de qualité d’acquisition et de pérennité du support technique.
Ce nouveau microscope sera utilisé dans des domaines très variés, allant de l’étude des interactions hôte-pathogène à la caractérisation ultrastructurale de cellules, tissus, bactéries, virus ou parasites. Il contribuera également à la formation des utilisateurs et au développement de nouvelles approches méthodologiques en imagerie électronique et corrélative, domaines dans lesquels l’Institut Pasteur possède une expertise reconnue au niveau international.
Selon les besoins des projets et le niveau d’autonomie des utilisateurs, les acquisitions pourront être réalisées soit en collaboration, soit après une formation permettant un accès autonome à l’instrument.
Bien que la priorité soit naturellement donnée aux projets de recherche de l’Institut Pasteur, le JEOL 120i a vocation à être ouvert à une communauté scientifique plus large. La plateforme UBI accueille déjà régulièrement des utilisateurs issus d’autres établissements académiques et organismes de recherche (Institut Curie, hôpital Necker-Enfants malades, Institut Imagine, École de France…). Cette politique d’ouverture sera maintenue pour ce nouvel équipement, dans la limite des capacités d’accueil de la plateforme et selon les modalités habituelles d’accès aux infrastructures mutualisées. Le caractère particulièrement innovant de cette installation, première de ce type en Europe, suscite déjà un fort intérêt au sein de la communauté d’imagerie, permettant ainsi de renforcer ou nouer de nouvelles collaborations scientifiques à l’échelle régionale, nationale et européenne.
Informations pratiques
Découvrez ici les points forts de ce nouveau microscope électronique en transmission :
Résolution jusqu’à 0,14 nm
Tension d’accélération : 20 à 120 kV
Grossissement jusqu’à 1 500 000×
Caméra NEOView 4 MP – 30 fps
Équipé d’une caméra haute résolution SightSKY 19 MP – 58 fps
Workflow simplifié en seulement 4 étapes
Mode “Butler” pour assister automatiquement l’acquisition des données
Chargement et changement d’échantillon optimisés sans interruption de l’émission
Avec son interface moderne et automatisée, le JEM-120i devient un outil polyvalent pour l’imagerie des échantillons biologiques. Les applications sont multiples : observation en contraste négatif, coupes ultrafines, immunolocalisation à l’or colloïdal (Tokuyasu), tomographie électronique, etc.
Pour accéder au service de réservation de la plate-forme de Bio-imagerie ultrastructurale

Témoignages
« Ce microscope électronique de nouvelle génération constitue une avancée technologique majeure pour l’étude des insectes, des vecteurs et des interactions hôte–pathogène, ainsi que plus largement pour la biologie cellulaire, les tissus, la virologie et les neurosciences. Son installation représente une véritable fierté et s’inscrit dans une dynamique de modernisation technologique des infrastructures de l’institut. Elle ouvre également de nouvelles perspectives pour le développement de protocoles d’imagerie avancés et l’accompagnement des projets de recherche à haute résolution. Elle renforce ainsi notre capacité à relier l’observation ultrastructurale à la compréhension fonctionnelle des systèmes biologiques. »
Adeline Mallet, responsable de la plateforme de Bio-imagerie ultrastructurale
« Les atteintes du nerf auditif, appelées neuropathies auditives, sont à l’origine d’une proportion importante des surdités. Les neuropathies contribuent à au moins 10 % des troubles auditifs (soit environ 600 000 patients en France) et regroupent un ensemble hétérogène de troubles congénitaux et acquis qui altèrent la transmission du son de l’oreille vers le cerveau, ce qui les rend difficiles à diagnostiquer avec précision et à traiter efficacement. Le nouveau microscope électronique en transmission nous permettra d’étudier si l’épaisseur de la gaine de myéline est altérée dans nos modèles génétiques de neuropathie auditive. »
Nicolas Michalski, responsable du laboratoire Plasticité des circuits auditifs centraux
« Les parasites sont responsables de nombreuses infections graves de par le monde (paludisme, leishmaniose, maladie du sommeil, maladie de Chagas, etc.). Le séquençage de leurs génomes a révélé de nombreux gènes inconnus dont la fonction est étudiée par génétique inverse (ARN interférence, délétion ou édition par Crispr-Cas9). La microscopie électronique est un outil essentiel permettant de caractériser avec haute précision les conséquences des mutations sur la morphologie des parasites et de déduire ainsi le rôle de chacun des gènes, connaissance indispensable pour développer des outils de diagnostic et identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. »
Philippe Bastin, responsable de l’unité de Biologie cellulaire des Trypanosomes


