
Musée
Dans l’atelier du Centre Malher, les peintures du musée Pasteur retrouvent leur éclat
Le musée de l'Institut Pasteur a noué un partenariat avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne pour la restauration de quatorze œuvres de ses collections. Une collaboration, menée dans les ateliers du Centre Malher dans le 1er arrondissement de Paris, au bénéfice des collections du musée.
Un chantier des collections au rythme des travaux
Tandis que l’édifice historique fait l'objet de travaux bâtimentaire, le musée profite de cette fenêtre de tir pour mener un vaste chantier de restauration des collections. Des œuvres qui, pour certaines, n'ont jamais été présentées au public, ou qui ont simplement souffert du temps, retrouvent ainsi leur éclat avant de réintégrer les espaces d'exposition ou les réserves du musée.
Le musée développe de nouveaux partenariats, convaincus que la préservation du patrimoine scientifique et historique de l'Institut Pasteur se construit également en réseau et profite aussi aux futurs professionnels de la restauration de biens culturels. Dans cette perspective, le musée collabore avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne qui forme des conservateurs restaurateurs du patrimoine.
Un partenariat inédit et bénéfique
Quatorze œuvres issues des collections du musée dont treize peintures de chevalet et une aquarelle, ont été déposées au centre Malher, dans le 1er arrondissement de Paris, lieu de formation du master de conservation restauration des biens culturels. C'est dans cet atelier, sous la lumière des néons et les odeurs caractéristiques des solvants et des résines, que des étudiantes de licence 3 et de master 1 en spécialité peintures ont pris en charge les œuvres, encadrées par Aurélie Nicolaus, restauratrice et responsable de la spécialité Peinture.
Ce type de collaboration entre un musée et une université de formation à la restauration représente une belle opportunité pour les deux parties.
Pour le musée, ce partenariat permet de traiter un nombre significatif d'œuvres et dans des conditions professionnelles encadrées et rigoureuses, à un moment où les collections ne peuvent être présentées au public. Il permet également d'enrichir la documentation scientifique de chaque œuvre : les constats d'état approfondis et les diagnostics réalisés par les étudiantes constituent des archives précieuses qui viendront nourrir la connaissance des collections pour les décennies à venir. Enfin, ce partenariat s'inscrit dans la volonté du musée de tisser des liens durables avec le monde académique et de s'inscrire dans un réseau de compétences en matière de conservation-restauration du patrimoine.
Pour les étudiantes, travailler sur des œuvres appartenant à une collection institutionnelle représente une expérience qui leur permet de se confronter aux exigences d'une institution patrimoniale, et de nouer des liens professionnels qui pourront s'avérer précieux à l'entrée dans le métier de conservatrice-restauratrice.
Ce partenariat illustre ainsi parfaitement la complémentarité entre la formation universitaire et les besoins des institutions patrimoniales : l'université apporte l’expertise pédagogique, l’encadrement et les ateliers équipés tandis que le musée apporte ses collections, son histoire et ses enjeux de valorisation.
De l'observation à la restauration : une méthode rigoureuse
Le travail des étudiantes s'est organisé en deux grandes phases. Dans un premier temps, chaque œuvre a fait l'objet d'une observation attentive et d'une recherche documentaire approfondie, aboutissant à des constats d'état détaillés et à un diagnostic précis de l'état de conservation. Cette étape, fondamentale dans le métier de restaurateur, permet de comprendre la nature des matériaux, d'identifier les altérations et d'en analyser les causes avant de proposer tout traitement.
Dans un second temps, les propositions de restauration issues de ces diagnostics ont été discutées, puis validées et mises en œuvre sous l'étroite supervision d'Aurélie Nicolaus. Nettoyages, refixages, doublages, masticages, réintégrations chromatiques : chaque intervention a été menée avec la prudence et la réversibilité qui sont les principes cardinaux de la profession.
Trois restaurations en vidéo
Pour mieux comprendre la richesse et la complexité de ce travail, le musée vous propose de découvrir trois restaurations en détail à travers les vidéos ci-dessous.
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Si vous êtes intéressé par les actualités du musée, que vous avez des questions ou que vous conservez des objets techniques ou scientifiques témoignant de l'activité passée des laboratoires de l'Institut Pasteur, n'hésitez pas à contacter l'équipe du musée à musee@pasteur.fr et à nous suivre sur les réseaux sociaux (LinkedIn, Instagram).


