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05 juin 2026

BULLETIN INTERNE DE L'INSTITUT PASTEUR

Institut Pasteur
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PASTEUR2030

Maladies à transmission vectorielle : un enjeu sanitaire globalisé


 

Les maladies à transmission vectorielle sont des maladies infectieuses transmises par des vecteurs qui sont essentiellement des insectes et des acariens hématophages. Elles deviennent une menace importante pour la santé humaine et s'illustrent aujourd’hui par une augmentation inquiétante de leur prévalence et de leur propagation. Cette progression est la conséquence de changements notables à l’échelle de la planète tels que le changement climatique, les flux humains tout autant que les échanges commerciaux. L’hexagone n’échappe pas à cette réalité.

À l’Institut Pasteur, de multiples actions et de nombreux travaux sont menés pour comprendre et lutter face à ces menaces émergentes : recherches, surveillance, innovation... Un rendez-vous scientifique se prépare également cet après-midi à l'occasion du symposium “Grand challenges in vector-borne diseases” qui rassemblera de nombreux experts autour des porteurs de la priorité scientifique 2 « Transitions environnementales et santé ».

Pour sa nouvelle édition, la newsletter BIP vous propose ici de retrouver plusieurs actualités qui font la lumière sur un enjeu sanitaire d’envergure, la lutte contre les maladies vectorielles. 

  • Trois questions à Sarah Bonnet sur les tiques : combien d’espèces ? Quels pathogènes transmis ? Quel risque sanitaire ? 
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À l'opposé des insectes qui évoluent dans les airs, les tiques se tapissent dans la végétation basse. Minuscules, elles s'ancrent dans la peau plusieurs jours, injectant discrètement leurs agents pathogènes. La tique commune (Ixodes ricinus), vivant au cœur de nos forêts, transmet la bactérie responsable de la maladie de Lyme et le virus de l'encéphalite à tiques. Plus inquiétant, la tique Hyalomma marginatum, reconnaissable à sa grande taille et à ses pattes rayées, gagne le sud de la France : déjà présente en Corse, elle colonise le littoral méditerranéen continental depuis une décennie. Vecteur du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, infection grave dont la létalité atteint 40 %, elle représente une menace émergente majeure.  

La diversité des maladies pouvant être provoquées par des microbes transmis par les tiques dépasse largement la seule maladie de Lyme. Combien d'espèces existent, que transmettent-elles et quels sont les risques sanitaires actuels et à venir ?  

Retrouvez ici les réponses de Sarah Bonnet, responsable de l’unité Écologie et émergence des pathogènes transmis par les arthropodes

 

  • Symposium « Grand challenges in vector-borne diseases » 
     
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Dans le cadre de la mise en œuvre du plan stratégique Pasteur 2030, les porteurs de la priorité scientifique 2 « Transitions environnementales et santé » organisent aujourd’hui, vendredi 5 juin, le symposium « Grand challenges in vector-borne diseases », dans l’amphithéâtre Émile Duclaux.

Introduit par Yasmine Belkaid, directrice générale de l'Institut Pasteur, cet événement international rassemble de nombreux experts du terrain et de laboratoire afin de réfléchir aux approches pratiques et stratégiques de la lutte antivectorielle dans un contexte de changement climatique et environnemental.

Ce symposium propose d’aborder deux grandes thématiques : « Promouvoir les études sur le terrain » et « L'ère post-insecticides ? ». Ce rendez-vous est aussi l’occasion de présenter le futur centre de recherche sur les maladies à transmissions vectorielles (CMTV) aux participants, un projet qui allie avancées scientifiques et architecture spécialisée.

En savoir plus 
 

  • La Lettre de l’Institut Pasteur : Serial piqueurs, le risque invisible 
     
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Comme diffusé dans le BIP du 11 mai, le dernier numéro de la Lettre de l’Institut Pasteur (LIP), lettre d’information trimestrielle destinée aux donateurs de l’Institut Pasteur, propose un dossier consacré aux “serial piqueurs”.
 

Lire ou relire le dernier numéro de la LIP

 

 

•    Quand moustiques et tiques deviennent des armes biologiques 
 

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Dengue, chikungunya, Zika, maladie de Lyme, paludisme et leishmaniose : ces pathologies, dites à transmission vectorielle, se distinguent des infections comme la grippe ou la Covid-19 par leur mode de transmission. Elles nécessitent un vecteur vivant - moustique, moucheron ou tique - qui, en piquant, transfère à l'humain des pathogènes (virus, bactéries, parasites) qu'il héberge et amplifie. Véritables incubateurs mobiles, ces vecteurs rendent ces maladies particulièrement résistantes aux mesures sanitaires classiques. L'impact est colossal : les maladies vectorielles représentent plus de 17 % des maladies infectieuses et causent plus de 700 000 décès annuels au niveau mondial.

Lire le dossier dédié sur le Journal de la Recherche 

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