
Visite
La ministre Éléonore Caroit à l'Institut Pasteur: zoom sur nos engagements internationaux en santé mondiale
Le 22 juin dernier, l'Institut Pasteur a accueilli Eléonore Caroit, ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), chargée de la Francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l’étranger.
En présence de Yasmine Belkaid, directrice générale de l’Institut Pasteur, et d’Odette Tomescu-Hatto, directrice des affaires internationales, les directeurs des Instituts Pasteur du Cambodge, du Laos et de Nouvelle-Calédonie ont présenté leurs instituts respectifs, offrant un aperçu de la diversité et de la richesse du Pasteur Network.
Par la suite, le pôle des opérations de la direction des affaires internationales a présenté à la ministre deux projets phares, incarnant concrètement sa mission :
ECOMORE / FEF Indopacifique : soutenus par l'AFD et le MEAE et s'appuyant sur une décennie d'activités et de collaborations, en lien étroit avec les autorités de santé publique, le réseau ECOMORE vise à renforcer la préparation et la réponse face aux maladies infectieuses émergentes, en étudiant la circulation chez l'homme des maladies hautement prioritaires transmises par des animaux et/ou des vecteurs, selon une approche « One Health » dans la zone Indopacifique. S’agissant du FEF, il s’articule avec les activités du réseau ECOMORE et vise à renforcer la surveillance environnementale de maladies infectieuses impactées par le changement climatique en appuyant notamment les programmes pour l’élimination de la schistosomiase au Laos et à Madagascar et le renforcement des capacités de détection précoce de la grippe aviaire au Vanuatu.
AFROSCREEN, soutenu par l'AFD puis par le MEAE, est un programme ambitieux de renforcement de la surveillance génomique des pathogènes émergents ou ré-émergents à potentiel épidémique. Grâce à ce programme, un réseau de laboratoires a été établi dans 13 pays d'Afrique de l’Ouest, d’Afrique centrale et à Madagascar. AFROSCREEN a notamment permis la création d’une communauté de pratiques, un réseau de scientifiques structuré et actif qui a joué un rôle important dans la gestion de la récente épidémie de mpox à Madagascar. Le programme a également favorisé la création d’une communauté d’acteurs et de plateformes nationales « One Health ».
Ces deux projets de long terme illustrent une vérité fondamentale : c'est par une science ouverte et collaborative que la résilience pourra être construite collectivement face aux épidémies de demain.
La rencontre s’est clôturée par la visite de l’insectarium de glossines de l’unité Biologie cellulaire des trypanosomes en présence de Brice Rotureau, son responsable.
